Vendredi 26 Mai 2017
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Namalgbzanga

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On raconte qu’au moment de l’abolition de l’esclavage, certains esclaves devenus libres, ne savaient plus comment disposer de leur liberté loin de leurs maîtres. Après tant d’années de servitude, pendant lesquelles ces esclaves ne pensaient et n’agissaient qu’en fonction des désirs et ordres de leurs maîtres, ils en sont arrivés à redouter leur propre liberté. Aujourd’hui, au Burkina Faso, sous le «règne » de Blaise Compaoré, beaucoup ont fini par développer cette mentalité de l’esclave qui a peur de ce qu’il va devenir sans son maître. Ainsi, certains Burkinabè se laissent tourmenter par cette question : Qui est capable de remplacer Blaise Compaoré ?

La Chine est devenue officiellement la première puissance économique mondiale depuis la publication en octobre dernier des données sur l’économie mondiale par le Fond Monétaire International (FMI). En termes de pouvoir d’achat réel, la Chine représente maintenant 16,5% de l’économie mondiale devant les 16,3% des USA. Selon les spécialistes, l’écart continuera à se creuser entre les deux pays. La Chine met ainsi fin au règne des USA comme leader de l’économie mondiale depuis 1872. Ceci représente à n’en point douté un bouleversement géopolitique malgré le silence des médias occidentaux sur le sujet. L’objectif de cet article sera dans un premier temps d’expliquer en quoi le triomphe économique de la Chine constitue un bouleversement de l’ordre mondial. Dans un second temps, il s’agira de dégager ce que l’Afrique pourra gagner dans sa relation avec la Chine par comparaison à sa longue expérience de “coopération” avec l’Europe/l’Occident.

A la fin de son présent mandat en novembre 2015, Blaise Compaoré aura passé 28 ans comme Président du Faso. Règne trop long ou pas assez, c’est selon. Toutes ces longues années de présence à la tête de l’État ne semblent pas avoir permis au Chef de l’Etat “de boucler la mise en œuvre de ses chantiers” puisqu’il y a de fortes spéculations sur son intention de modifier encore la constitution pour briguer de nouveau la magistrature suprême en fin 2015. Le souffle du pays ainsi que le devenir des Burkinabè sont arrimés à la survie politique d’un seul homme. Dans une telle période d’incertitude, comment pourra-t-on tourner définitivement la page du régime Compaoré pour que le pays abandonne la bifurcation du droit d’un seul homme pour retrouver le chemin de la règle de l’État de droit?

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