Dimanche 19 Novembre 2017

Le cas du Franc CFA

21 Octobre, 2017

Le débat sur le Franc CFA fait rage en ce moment, grâce à la mobilisation insufflée par le mouvement Urgences Panafricanistes et son leader Kemi Séba. Ce mouvement critique violemment l’existence du FCFA, perçu comme le symbole et l’outil de l'oppression coloniale française de l’Afrique. Les défenseurs du Franc CFA louent la stabilité monétaire qui résulterait de son attelage à l’Euro. Qu’est-ce que le Franc CFA? Que représente-il? Cette monnaie est-elle opportune pour l’Afrique en plein 21ème siècle? Plus qu’économique, la question du FCFA est aussi une question politique. Cette monnaie encastre la dépendance des pays africains vis-à-vis d’une puissance coloniale. Sans indépendance, les pays africains peuvent-ils défendre leurs intérêts qui, qu’on le veuille ou non, seront parfois en compétition avec les intérêts français?

Le mythe sur la surpopulation de l’Afrique

01 Avril, 2017

A en croire certains «experts» et journalistes, la population africaine serait entrain d’exploser à tel point qu’il faille faire de la réduction de la natalité une priorité. Cet alarmisme sur le boom démographique en Afrique est partagé par une bonne partie de l’élite africaine; ce qui n’est d’ailleurs pas surprenant vue sa propension à répéter sans questionnement les problématiques dictées de l’extérieur. L’Afrique est-elle réellement surpeuplée? Quelle est la mesure réelle de sa croissance démographique? En quoi celle-ci menacerait l’avenir du continent ou de l’humanité? Telles sont les questions sur lesquelles se penche cet écrit.

La Politique Étrangère de Barack Obama : Entre Rupture et Continuité

26 Octobre, 2016

Au soir du 04 novembre 2008, les États-Unis d’Amérique (É-U), un pays qui est né et qui a vécu de l’esclavage et de la traite négrière, avait enfin élu leur premier président noir. Ce fut un moment historique. Un vent d’enthousiasme saisit le pays et le monde entier à l’annonce de l’élection de Barack Obama comme 44ème président. Obama a lui-même initié cette flamme d’enthousiasme durant sa campagne en se présentant comme pouvant être le président du changement tant au plan interne qu’en matière de politique étrangère. Ce second volet de la réflexion sur l’action du président Obama explorera plus en détail le bilan de la politique étrangère des É-U sur les huit dernières années.

Attaques Terroristes en Afrique: Ne Nous Trompons pas de Combat.

17 Mars, 2016

L’objectif de cet article c'est de faire appel à la vigilance des Africains, pour que la lutte contre le terrorisme ne devienne pas une excuse des gouvernements africains pour justifier le manque de progrès dans la quête de démocratie et de progrès économique et social.

L’Afrique face à la controverse de l’homosexualité

31 Mai, 2014

Les jeux olympiques d’Hiver 2014 qui ont eu lieu à Sochi, en Russie, ont beaucoup mobilisé les médias occidentaux, non pas pour les prestations sportives des athlètes ou l’organisation pharaonique entreprise par la Russie, mais pour une loi russe qualifiée d’«homophobe» par l’Occident. Récemment, c’est l’Ouganda et le Nigéria qui ont déclenché la colère occidentale pour avoir adopté des lois réprimant la pratique de l’homosexualité. La question de l’homosexualité s’annonce comme le champ de bataille des affrontements idéologiques et culturels du futur entre l’occident et le reste du monde. Quand les réticences internes à l’Occident se seront éteintes, la libre pratique de l’homosexualité sera déclarée nouveau standard de civilisation et de respect des droits de l’homme auxquels tous les autres peuples de la terre doivent se soumettre au risque de se voir ostraciser, indexer, « imposer des sanctions »…

La Chine, 1ère Puissance Économique Mondiale : Implications pour l’Afrique

01 Février, 2015

La Chine est devenue officiellement la première puissance économique mondiale depuis la publication en octobre dernier des données sur l’économie mondiale par le Fond Monétaire International (FMI). En termes de pouvoir d’achat réel, la Chine représente maintenant 16,5% de l’économie mondiale devant les 16,3% des USA. Selon les spécialistes, l’écart continuera à se creuser entre les deux pays. La Chine met ainsi fin au règne des USA comme leader de l’économie mondiale depuis 1872. Ceci représente à n’en point douté un bouleversement géopolitique malgré le silence des médias occidentaux sur le sujet. L’objectif de cet article sera dans un premier temps d’expliquer en quoi le triomphe économique de la Chine constitue un bouleversement de l’ordre mondial. Dans un second temps, il s’agira de dégager ce que l’Afrique pourra gagner dans sa relation avec la Chine par comparaison à sa longue expérience de “coopération” avec l’Europe/l’Occident.

La “Palabre Africaine” Peut-elle Renforcer la Démocratie en Afrique? Partie I

07 Décembre, 2014

La civilisation africaine est par essence communautaire. Les Africains placent au cœur de leur mode de vie le bien-être de la communauté plutôt que celui des individus. Toutefois, comme dit ce proverbe togolais d’origine Ewe “deux calebasses placées  sur une même surface d’eau finissent par se cogner”. C’est dire que la cohabitation et la vie communautaire n’est pas toujours sans tension. Que faire donc pour solutionner les conflits qui peuvent surgir de temps à autres? Nos ancêtres ont trouvé une excellente solution à cette problématique en la “Palabre Africaine”. C’est dans l’objectif de mieux comprendre cette pratique ancestrale et aussi de voir comment elle peut aider à consolider la démocratie en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier que cet article est écrit.

L’Afrique doit-elle compter sur des hommes providentiels?

11 Octobre, 2014

Tout change, tout évolue, seuls les hommes forts africains ne changent pas. On croirait entendre Mobutu Sese Seko, quand Blaise Compaoré et ses soutiens évoquent la spécificité de l’Afrique comme contre-argument au président américain Barack Obama, auteur de la célèbre phrase : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, l’Afrique a besoin d’institutions fortes ». Selon Compaoré, « il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée ». L’opposition politique burkinabè a immédiatement répliqué que l’Afrique avait besoin de grands hommes comme Mandela et non d’hommes forts comme Mobutu.

Au-delà de la confusion sur le sens de l’expression «homme fort» qui renvoie plus à un «autocrate» qu’à un «démocrate», c’est la logique même de la dépendance du destin du continent sur quelques hommes qui est en débat. Le lecteur attentif l’aura deviné : le titre de l’article renvoie à un spectre de dirigeants plus large que les seuls «hommes forts». Cela est intentionnel car la question qui est posée ici est la suivante : l’avenir de l’Afrique passera-t-il par des hommes providentiels ou se croyant tels, ou par un sursaut collectif, résultat d’une prise de conscience des peuples?

Critique d'un ouvrage: L'Afrocentricité de Molefi Kete Asante

29 Avril, 2012

Le livre sur lequel porte cette critique est intitulé « L’Afrocentricité ». Il a été écrit par l’un des plus brillants intellectuels Africiains-américains de notre époque, Molefi Kete Asante. L’auteur est actuellement Professeur au  « Department of African American Studies »  à Temple University, Philadelphia, Pennsylvania, USA. Publié en Anglais sous le titre original de « Afrocentricity  : The Theory of Social Change », il a été traduit en Français par la guadéloupéenne Ama Mazama, une de ses « disciples » qui enseigne également dans le même département à Temple University.

Ce livre porte essentiellement sur l’exposé d’une philosophie d’action pour les Africains et leurs descendants, appelée Afrocentricité. L’auteur définit l’Afrocentricité comme  « la croyance en la position centrale des Africains dans l’histoire post-moderne » (p18). S’adressant aux Africains, il affirme que l’Afrocentricité «c’est notre histoire, notre mythologie, notre motif créatif, et notre ethos, le reflet de notre volonté collective » (p18).

La mise en place du sénat au Burkina Faso permettra-t-elle la consolidation de la démocratie ?

23 Septembre, 2013

Le débat sur la question du Sénat n’est pas encore clos. Beaucoup espéraient que le Président du Faso après lecture du rapport du comité de suivi, renonce simplement à ce projet qui faut-il le rappeler, divise la nation et menace la paix sociale du pays. Certains avancent qu’en fait, le Président Compaoré et son gouvernement ont opté pour un enterrement en douceur du Sénat. En demandant au gouvernement d’élargir la base de concertation, le Président  sans le dire aurait voulu trouver une porte de sortie honorable pour ne pas perdre la face.

Page 1 sur 3

Blogs en vedette


Warning: mysqli::stat(): Couldn't fetch mysqli in /home/burkinat/public_html/libraries/joomla/database/driver/mysqli.php on line 209

Warning: mysqli_close(): Couldn't fetch mysqli in /home/burkinat/public_html/libraries/joomla/database/driver/mysqli.php on line 216