Samedi 23 Septembre 2017

La civilisation africaine est par essence communautaire. Les Africains placent au cœur de leur mode de vie le bien-être de la communauté plutôt que celui des individus. Toutefois, comme dit ce proverbe togolais d’origine Ewe “deux calebasses placées  sur une même surface d’eau finissent par se cogner”. C’est dire que la cohabitation et la vie communautaire n’est pas toujours sans tension. Que faire donc pour solutionner les conflits qui peuvent surgir de temps à autres? Nos ancêtres ont trouvé une excellente solution à cette problématique en la “Palabre Africaine”. C’est dans l’objectif de mieux comprendre cette pratique ancestrale et aussi de voir comment elle peut aider à consolider la démocratie en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier que cet article est écrit.

Tout change, tout évolue, seuls les hommes forts africains ne changent pas. On croirait entendre Mobutu Sese Seko, quand Blaise Compaoré et ses soutiens évoquent la spécificité de l’Afrique comme contre-argument au président américain Barack Obama, auteur de la célèbre phrase : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, l’Afrique a besoin d’institutions fortes ». Selon Compaoré, « il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée ». L’opposition politique burkinabè a immédiatement répliqué que l’Afrique avait besoin de grands hommes comme Mandela et non d’hommes forts comme Mobutu.

Au-delà de la confusion sur le sens de l’expression «homme fort» qui renvoie plus à un «autocrate» qu’à un «démocrate», c’est la logique même de la dépendance du destin du continent sur quelques hommes qui est en débat. Le lecteur attentif l’aura deviné : le titre de l’article renvoie à un spectre de dirigeants plus large que les seuls «hommes forts». Cela est intentionnel car la question qui est posée ici est la suivante : l’avenir de l’Afrique passera-t-il par des hommes providentiels ou se croyant tels, ou par un sursaut collectif, résultat d’une prise de conscience des peuples?

Éditorial: Massacre à Gaza

Écrit par Lundi, 04 Août 2014 00:00

«Le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens de bien», disait Martin Luther King, repris par Norbert Zongo. En tant qu’Africains, nous sommes tentés de nous occuper de ce qui nous regarde, c’est-à-dire nos propres problèmes, mais il serait une erreur de considérer que ce qui arrive à Gaza ne nous regarde pas...

Appel à la jeunesse burkinabè !

Écrit par Jeudi, 30 Octobre 2014 00:00

Ceci est un appel à la jeunesse burkinabè. Un appel à l’engagement, à la réflexion et surtout à l’action.

Notre nombre est notre force dit le Balai Citoyen. Numériquement, nous sommes les plus nombreux car 80% de la population burkinabè a moins de 35 ans. Nous sommes une population d’adolescents et de jeunes. Le Burkina Faso nous appartient et notre avenir est devant nous. Rien ne s’accomplira donc sur le plan politique sans la participation ou l’approbation des jeunes. Ne laisse pas des assoiffés de pouvoir ainsi que les politiciens moutons sacrifier ton avenir sur l’hôtel de leurs ambitions. Débarrasse-toi des politiciens corrompus mais souviens toi de ceci : le seul changement d'homme ou de femme à la tête du pouvoir ne signifiera pas nécessairement la fin de ton calvaire en tant que jeune et laissé pour compte de ce pays. Sans contre-pouvoir efficace, ils abuseront de ta confiance et ne serviront que leurs intérêts. Ils le feront par méchanceté, par manque de grandeur ou simplement par manque de vision. Jeunesse burkinabè, tu es un contre-pouvoir. Mobilise-toi comme un seul homme pour défendre tes droits civiques, politiques, économiques, culturels et sociaux.  Ton dynamisme, et ta détermination dans cette mobilisation pour ton avenir fera réfléchir deux fois ceux et celles qui dilapident les ressources de l’État sans construire pour l’avenir.

BurkinaThinks a cinq ans!

Écrit par Dimanche, 21 Septembre 2014 00:00

BurkinaThinks.com a été lancé le 21 Septembre 2009, soit exactement cinq ans, jour pour jour. Durant ces cinq ans, beaucoup a été réalisé. Nous sommes fiers d'avoir contribué au débat des idées au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde. Ceci a été fait dans un esprit de dévouement total des auteurs que nous saluons ici. Cinq ans après le lancement du site, notre objectif demeure le même: produire une pensée véritablement africaine car «il ne suffit pas d'être Africain pour penser africain».

On raconte qu’au moment de l’abolition de l’esclavage, certains esclaves devenus libres, ne savaient plus comment disposer de leur liberté loin de leurs maîtres. Après tant d’années de servitude, pendant lesquelles ces esclaves ne pensaient et n’agissaient qu’en fonction des désirs et ordres de leurs maîtres, ils en sont arrivés à redouter leur propre liberté. Aujourd’hui, au Burkina Faso, sous le «règne » de Blaise Compaoré, beaucoup ont fini par développer cette mentalité de l’esclave qui a peur de ce qu’il va devenir sans son maître. Ainsi, certains Burkinabè se laissent tourmenter par cette question : Qui est capable de remplacer Blaise Compaoré ?

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