Jeudi 23 Novembre 2017

Éditorial: Massacre à Gaza

Écrit par Lundi, 04 Août 2014 00:00

«Le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens de bien», disait Martin Luther King, repris par Norbert Zongo. En tant qu’Africains, nous sommes tentés de nous occuper de ce qui nous regarde, c’est-à-dire nos propres problèmes, mais il serait une erreur de considérer que ce qui arrive à Gaza ne nous regarde pas...

Les jeux olympiques d’Hiver 2014 qui ont eu lieu à Sochi, en Russie, ont beaucoup mobilisé les médias occidentaux, non pas pour les prestations sportives des athlètes ou l’organisation pharaonique entreprise par la Russie, mais pour une loi russe qualifiée d’«homophobe» par l’Occident. Récemment, c’est l’Ouganda et le Nigéria qui ont déclenché la colère occidentale pour avoir adopté des lois réprimant la pratique de l’homosexualité. La question de l’homosexualité s’annonce comme le champ de bataille des affrontements idéologiques et culturels du futur entre l’occident et le reste du monde. Quand les réticences internes à l’Occident se seront éteintes, la libre pratique de l’homosexualité sera déclarée nouveau standard de civilisation et de respect des droits de l’homme auxquels tous les autres peuples de la terre doivent se soumettre au risque de se voir ostraciser, indexer, « imposer des sanctions »…

A la fin de son présent mandat en novembre 2015, Blaise Compaoré aura passé 28 ans comme Président du Faso. Règne trop long ou pas assez, c’est selon. Toutes ces longues années de présence à la tête de l’État ne semblent pas avoir permis au Chef de l’Etat “de boucler la mise en œuvre de ses chantiers” puisqu’il y a de fortes spéculations sur son intention de modifier encore la constitution pour briguer de nouveau la magistrature suprême en fin 2015. Le souffle du pays ainsi que le devenir des Burkinabè sont arrimés à la survie politique d’un seul homme. Dans une telle période d’incertitude, comment pourra-t-on tourner définitivement la page du régime Compaoré pour que le pays abandonne la bifurcation du droit d’un seul homme pour retrouver le chemin de la règle de l’État de droit?

On raconte qu’au moment de l’abolition de l’esclavage, certains esclaves devenus libres, ne savaient plus comment disposer de leur liberté loin de leurs maîtres. Après tant d’années de servitude, pendant lesquelles ces esclaves ne pensaient et n’agissaient qu’en fonction des désirs et ordres de leurs maîtres, ils en sont arrivés à redouter leur propre liberté. Aujourd’hui, au Burkina Faso, sous le «règne » de Blaise Compaoré, beaucoup ont fini par développer cette mentalité de l’esclave qui a peur de ce qu’il va devenir sans son maître. Ainsi, certains Burkinabè se laissent tourmenter par cette question : Qui est capable de remplacer Blaise Compaoré ?

Les pyramides, ce fabuleux héritage de Kemet

Écrit par Mardi, 18 Février 2014 00:00

"Qui a fait ça et pourquoi ?" dit la voix off dans le documentaire "La révélation des pyramides" produit en 2010 et réalisé par le documentariste français Patrice Pooyard. "Qui a fait ça ?"... la narratrice parle de pyramides qui se trouvent à des dizaines de milliers de kilomètres de distance et qui furent construites à des époques différentes, en Afrique, en Asie et en Amérique. Sachant que ce film a un certain impact médiatique sur la toile et qu'il s'apparente à une bombe lancée dans le petit monde très fermé de l'égyptologie occidentale, la publication de cet article a pour but de resituer, modestement, cette "révélation" dans le contexte global du grand périple de l'humanité.

La famille est le socle et le noyau de toute société et les enfants en sont l’avenir. C’est la raison pour laquelle chaque enfant qui naît est une chance pour chaque nation de repartir à zéro. Pour maintenir une meilleure cohésion sociale et une solidarité fraternelle, et pour bâtir une nation capable de se réinventer et s’adapter aux changements et défis de son époque, le système éducatif africain qui a toujours été une préoccupation communautaire et un maillon essentiel dans la société africaine, doit subir une refonte complète. Plusieurs aspects du système éducatif africain en général et burkinabè en particulier sont à remanier, dont l’aspect motivation qui fait l’objet du présent article.

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