Jeudi 23 Novembre 2017

Rien qu’à travers son prénom typiquement africain, on sent l’attachement des parents de l’auteure Dambisa Moyo à leur continent, l’Afrique et à leur patrie, la Zambie. C’est donc sans surprise qu’ils ont fait le choix de retourner dans leur pays natal à la fin de leurs études aux USA. En Zambie, ils ont œuvré chacun à sa manière pour la construction de la Nation Zambienne. Sa mère est une banquière et son père, un universitaire qui lutte contre la corruption notamment à travers des émissions radiophoniques.

En parcourant le livre de Dambisa Moyo,  on a cependant l’impression que le fruit est tombé loin de l’arbre. Dans la préface, elle décrit elle-même le peu d’envie qu’elle a de retourner au pays  car dit-elle malgré la présence de «fonctions forts rémunérées, c’était dans le cadre d’une bureaucratie lourde et grinçante».

Le Burkina Faso est plongé depuis le mois de Février dernier dans une crise socio-politique dont le dénouement se fait attendre. Deux événements atypiques ont été les catalyseurs de cette crise. Le premier est le décès de Justin Zongo, un élève du collège Guesta-Kaboré de Koudougou. La controverse sur les causes du décès est à l’origine de la protestation des élèves et étudiants.

Il y a de cela vingt cinq (25) ans maintenant, le 07 Février 1986, que Cheikh Anta Diop s’en est allé laissant ses disciplines et ses admirateurs dans un total désarroi. Ce pionnier de la lutte pour l’indépendance a, cependant, laissé pour la postérité une œuvre féconde d’une exceptionnelle richesse. En effet, sa production intellectuelle est prodigieuse et très impressionnante. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux et d’articles scientifiques de très grande valeur. Son œuvre a, non seulement, servi de vivier idéologique et identitaire au combat de nombreux nationalistes africains pour l’indépendance, mais encore, ses travaux sont devenus, aujourd’hui, un point de ralliement pour les nouvelles générations d’intellectuels africains et de la diaspora.

La politique française n’en finit pas avec ses feuilletons politiques aussi fracassants les uns que les autres. Après l’affaire sidérante de l’ex-patron du FMI, un autre feuilleton s’ouvre, cette fois sur la face cachée de la politique africaine de la France.

Robert Bourgi, avocat français qui semblait jouer les bons offices de ce réseau occulte et mafieux, la françafrique, fait des révélations sulfureuses qui sans nul doute ont dû faire trembler un certain Francois Xavier Vershave dans sa tombe. Un intellectuel dont le combat, toute sa vie durant a été de porter au grand public ces relations occultes qui ont longtemps été renvoyées du discours politique officiel.

... qu’est-ce qui distingue la France des autres ex puissances coloniales pour qu’elle soit la seule à entretenir ce type de relations avec ses anciennes colonies?

La crise financière et sociale mondiale actuelle frappe durement l’Afrique malgré les tentatives de minimiser son impact par nos dirigeants politiques et leurs thuriféraires. Mais, comme le disait le sage chinois Lao Tseu : « Quand les gros maigrissent les maigres meurent ».    Cette crise affecte les Africains et les  Burkinabè en particulier. Malheureusement, devant cette situation, très peu de voix, notamment au niveau des intellectuels burkinabè se font entendre pour éclairer le peuple et contribuer aux débats d’idées nécessaires au progrès de toute société.

... les intellectuels burkinabè évoluent trop souvent en solo. Enfermés dans leurs minuscules tours d'ivoire, ils communiquent rarement entre eux. Ils jouent chacun leur partition et apparaissent comme des farfelus si ce n’est des fous qu'on écoute par inadvertance, juste pour se distraire. Repus de leur gloire solitaire et dérisoire, ils se contentent de pérorer chacun dans son coin, comme des âmes damnées. Ils sont donc incapables de susciter le mouvement d'idées qui seul permettrait d'enclencher le type d'interrogations et de secousses sociales dont nous avons besoin.

Les contestations et les violences qui ont émaillé les élections présidentielles organisées récemment dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest étalent au grand jour les limites des systèmes politiques reposant sur une organisation périodique de consultations électorales.

Sans remettre en cause ce type de système politique il apparaît toutefois nécessaire de le remettre en question dans le contexte africain afin de dégager les palliatifs indispensables à la survie des États africains.

Ce problème est inhérent au mode de gouvernance couramment appelé démocratie qu’on essaie de mettre en place en Afrique . Dans ce type de régime, il n’y a que le nombre de personnes qui s’alignent derrière soi qui compte...

 

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