Dimanche 23 Avril 2017
Il y a de cela vingt cinq (25) ans maintenant, le 07 Février 1986, que Cheikh Anta Diop s’en est allé laissant ses disciplines et ses admirateurs dans un total désarroi. Ce pionnier de la lutte pour l’indépendance a, cependant, laissé pour la postérité une œuvre féconde d’une exceptionnelle richesse. En effet, sa production intellectuelle est prodigieuse et très impressionnante. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux et d’articles scientifiques de très grande valeur. Son œuvre a, non seulement, servi de vivier idéologique et identitaire au combat de nombreux nationalistes africains pour l’indépendance, mais encore, ses travaux sont devenus, aujourd’hui, un point de ralliement pour les nouvelles générations d’intellectuels africains et de la diaspora.
L'Afrique face à ses langues (suite et fin) Un autre aspect non moins important sur la problématique des langues est le contrôle de la pensée. La langue en est un élément clé. Tout analyste averti sait que l'Afrique Noire est probablement la seule partie du monde qui ne contrôle pas les idées qui circulent sur son territoire. Par contrôle, il ne faut pas comprendre la main mise d'un régime politique sur les mécanismes de production et de circulation des idées. Il s'agit plutôt d'une certaine autonomie dans la production des idées et du fait que les acteurs de cette production doivent être internes à la société en question. La langue est un élément clé du contrôle de la pensée. Un…
La célébration des cinquante ans d’indépendance des pays d’Afrique Noire anciennement colonisés par la France, à Paris le 14 juillet à l’occasion de la fête nationale française est une véritable humiliation pour les Africains. Annoncée comme une blague, la cérémonie aura finalement lieu. Les dirigeants de quatorze pays africains se réuniront à Paris le 13 juillet autour du président français Nicolas Sarkozy pour un diner « familial » suivi d’un défilé de leurs armées respectives le 14 juillet sur les Champs Élysées à côté de l’armée française.
Les contestations et les violences qui ont émaillé les élections présidentielles organisées récemment dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest étalent au grand jour les limites des systèmes politiques reposant sur une organisation périodique de consultations électorales. Sans remettre en cause ce type de système politique il apparaît toutefois nécessaire de le remettre en question dans le contexte africain afin de dégager les palliatifs indispensables à la survie des États africains. Ce problème est inhérent au mode de gouvernance couramment appelé démocratie qu’on essaie de mettre en place en Afrique . Dans ce type de régime, il n’y a que le nombre de personnes qui s’alignent derrière soi qui compte...
Toucher à l’article 37 de la constitution, c’est plonger le pays dans une spirale sans nœud. Ces propos du président du PAREN répond à une question politique, encore insoluble en Afrique et au Burkina en particulier. Ils font le constat du non avènement d’Etats solidement ancrés dans des pratiques démocratiques après 50 ans d’indépendance. L’objet de ces lignes n’est pas de raviver les songes qui ont accompagné et guidé les pères des indépendances africaines. Notre intention est double. Il s’agit de faire ressortir les intentions proprement politiques de nos constitutions en particulier celle du Burkina Faso sans tenir en suspens les principes qui guident leur interprétation.
La langue est pour un peuple, ce que l’ADN représente pour un être humain. Elle est le principal moyen de communication; elle permet de mieux signifier ce que l'on veut faire savoir, et de mieux comprendre ce que l'on désire connaître. Elle est, pour un peuple, l'outil nécessaire à l'expression de ses sentiments, de sa vision du monde, de ses croyances et de sa culture. Orale, gestuelle ou écrite, elle donne ainsi à un peuple le meilleur moyen de s’identifier et de marquer sa différence avec les autres. Au bout d’un demi-siècle de fonctionnement avec les langues européennes, il est plus qu’impératif pour l'Afrique de faire un bilan. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’actuellement, les langues africaines semblent…

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