Samedi 23 Septembre 2017

Le peuple burkinabè a été choqué et indigné par l’accueil que la France a réservé au Président Roch Marc Christian Kaboré lors de sa visite officielle du 5 au 7 avril 2016. Pas de tapis rouge à l’aéroport ou à l’Élysée, aucun membre du gouvernement français pour accueillir le Président Kaboré. Pire, c’est l’ambassadeur de France en poste au Burkina Faso qui a accueilli le président burkinabè à sa descente d’avion. Quel sens peut-on donner à ce coup de nez de la France au Burkina Faso, représenté par son président Kaboré?  Faut-il se limiter seulement au caractère sensationnel et émotionnel de cet événement ou faut-il examiner avec froideur et réalisme la réalité des relations franco-burkinabè?  C’est à ces questions que tentera de répondre cette réflexion.

Les élections présidentielles ont livré leur verdict : le candidat Roch Kaboré du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a été élu dès le 1er tour avec près de 53% des voix, devançant son challengeur principal Zéphirin Diabré de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui s'est contenté de 30% des voix environ.  Cette victoire n'a pas surpris les observateurs avertis, mais son ampleur a tout de même étonné. Bien que cette vague du MPP ait déçu une frange importante de citoyens burkinabè désireux d'un changement plus substantiel, le respect des règles du jeu démocratique impose que tous acceptent Roch Kaboré comme le Président du Faso, président de tous les Burkinabè. Néanmoins, il paraît nécessaire d'analyser les résultats et de réfléchir sur leurs significations afin de préparer le terrain pour la réflexion sur l'avenir politique du Burkina Faso.

La campagne pour les élections présidentielles a commencé depuis maintenant une semaine au Burkina Faso. A chaque escale d’un candidat, la presse burkinabè dans son ensemble se contente de présenter des extraits de discours et des interviews, mais ne dit pas grand-chose sur ce qui se passe effectivement sur le terrain. Par exemple, on ignore combien de militants ils rassemblent, comment les meetings sont organisés et comment les Burkinabè accueillent leurs idées. On remarque aussi une insuffisance de questionnement sur le contenu des programmes des candidats. Nous estimons que le rôle des analystes est de décortiquer les programmes politiques pour faire ressortir les insuffisances afin que le citoyen puisse prendre une décision informée. Durant la campagne, Burkina Thinks proposera une série d'analyses pour alimenter le débat et la réflexion sur les candidats et leurs programmes.  Retenir toutefois que les opinions exprimées ne constituent nullement un rejet ou un soutien à un quelconque candidat.

Promotion du Faso Dan Fani: Comment mieux faire?

Écrit par Jeudi, 03 Mars 2016 00:00

La culture est essentielle dans la vie d’une nation et doit être le socle sur lequel repose son essor social, économique et politique. Le tout nouveau Ministre de la Culture et du Tourisme Tahirou Barry, observait récemment: « Je considère la marche de la nation comme un train du développement et pour que ce train aille à destination, il faut des rails. La Culture, à mon humble avis, constitue ces rails et nous avons le devoir de construire ces rails et les réhabiliter.» C’est dans ce sens que la promotion du Faso Dan Fani est d’une grande portée dans la mesure où elle pourrait renforcer le socle culturel et  la fierté nationale des Burkinabè. 

En dehors de l’action des hauts dignitaires du pays, et en plus de la tenue officielle du 08 Mars 2016 qu’il faudra encourager pour les années à venir, les propositions suivantes pourraient être adoptées:

Durant la campagne, Burkina Thinks proposera une série d'analyses pour alimenter le débat et la réflexion sur les candidats et leurs programmes.  Retenir toutefois que les opinions exprimées ne constituent nullement un rejet ou un soutien à un quelconque candidat. Après avoir lu pour vous les programmes des candidats Roch du MPP et Zeph de l'UPC, voici celui du candidat Bénéwendé de l'UNIR-PS. Il est difficile de parler du programme politique de l’UNIR/PS sans faire référence à Thomas Sankara. Le parti lui-même affirme que « l’UNIR/PS se veut l’héritière de l’idéal de Thomas SANKARA. » (p.3). L’enjeu pour ce parti, c’est de proposer pour le bonheur du peuple burkinabè une vision claire, qui peut s'inspirer certes des idées de la révolution du 4 août 1983, mais sans en être une transposition plate. En d’autres termes, le parti ferait œuvre utile s’il remettait les idées de Thomas Sankara au goût de notre époque pour en évaluer la pertinence avant de les proposer au peuple burkinabè.

La campagne pour les élections présidentielles a commencé depuis maintenant une semaine au Burkina Faso. A chaque escale d’un candidat, la presse burkinabè dans son ensemble se contente de présenter des extraits de discours et des interviews, mais ne dit pas grand-chose sur ce qui se passe effectivement sur le terrain. Par exemple, on ignore combien de militants ils rassemblent, comment les meetings sont organisés et comment les Burkinabè accueillent leurs idées. On remarque aussi une insuffisance de questionnement sur le contenu des programmes des candidats. Nous estimons que le rôle des analystes est de décortiquer les programmes politiques pour faire ressortir les insuffisances afin que le citoyen puisse prendre une décision informée. Durant la campagne, Burkina Thinks proposera une série d'analyses pour alimenter le débat et la réflexion sur les candidats et leurs programmes.  Retenir toutefois que les opinions exprimées ne constituent nullement un rejet ou un soutien à un quelconque candidat.

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