Vendredi 26 Mai 2017

Appel à la jeunesse burkinabè !

Ceci est un appel à la jeunesse burkinabè. Un appel à l’engagement, à la réflexion et surtout à l’action.

Notre nombre est notre force dit le Balai Citoyen. Numériquement, nous sommes les plus nombreux car 80% de la population burkinabè a moins de 35 ans. Nous sommes une population d’adolescents et de jeunes. Le Burkina Faso nous appartient et notre avenir est devant nous. Rien ne s’accomplira donc sur le plan politique sans la participation ou l’approbation des jeunes. Ne laisse pas des assoiffés de pouvoir ainsi que les politiciens moutons sacrifier ton avenir sur l’hôtel de leurs ambitions. Débarrasse-toi des politiciens corrompus mais souviens toi de ceci : le seul changement d'homme ou de femme à la tête du pouvoir ne signifiera pas nécessairement la fin de ton calvaire en tant que jeune et laissé pour compte de ce pays. Sans contre-pouvoir efficace, ils abuseront de ta confiance et ne serviront que leurs intérêts. Ils le feront par méchanceté, par manque de grandeur ou simplement par manque de vision. Jeunesse burkinabè, tu es un contre-pouvoir. Mobilise-toi comme un seul homme pour défendre tes droits civiques, politiques, économiques, culturels et sociaux.  Ton dynamisme, et ta détermination dans cette mobilisation pour ton avenir fera réfléchir deux fois ceux et celles qui dilapident les ressources de l’État sans construire pour l’avenir.


1.    Qui es-tu jeune Burkinabè ? Tu es un Africain « né » au Burkina Faso. Ce pays est le tien et restera gravé au fond de ton être peu importe ton ethnie, ta condition sociale, ton sexe, ta religion, ton niveau d’éducation, ton lieu de résidence, ou bien ta situation matrimoniale. Tu es l’héritier de la princesse Guimbi Ouattara, de Diaba Lompo et de la Princesse Yennega. Tu es le digne descendant de Ouédraogo, de Yadéga, de Famaghan Ouattara, de l’Émir du Liptako, et de nos ancêtres du Sud-Ouest de notre pays. Tes ancêtres ont construit ce pays plusieurs fois menacé de disparition mais toujours reconstitué. Tes ancêtres ont cultivé la nécessité de vivre ensemble et de partager les fruits de leurs efforts dans l’union, la solidarité et le don de soi pour servir la communauté toute entière. Tu es aujourd’hui le maillon qui doit assurer cette continuité de l’effort et surtout transmettre cette conscience historique à ta descendance. Nul n’est parfait. Des défauts, tu en a certainement mais tu possèdes aussi des qualités. Tu es la semence que la terre sacrée de tes ancêtres fécondera pour bâtir et nourrir le Burkina Faso de demain. Soit donc une bonne semence.

2.    Tu n’es pas tombé du ciel. Tu as une histoire vivace et une culture millénaire. L’Afrique, c’est le berceau de l’humanité. Elle a fécondé le monde de savoir scientifique, de religions, de philosophie, d’art, etc. Tes ancêtres de la vallée du Nil ont bâtis la plus grande des civilisations que le monde ait jamais connue. L’unité culturelle de l’Afrique noire est une réalité et devra s’affirmer dans le panafricanisme. Ne sois donc pas prisonnier des frontières héritées de la conférence de Berlin de1885. Retrouve le fil conducteur qui te relie à tes ancêtres les plus lointains. Comme l’a si bien dit Laurent Bado, «chaque peuple a un principe de cohésion.» Étudie donc ton histoire, ta culture, tes langues pour en dégager ce principe. Soit maître de cette histoire et assume là (ses gloires comme ses moments non glorieux). Comme le disait le professeur Joseph Ki Zerbo, dans ce monde globalisé, c’est en étant profondément enraciné dans sa propre culture que l’on peut aller à la rencontre de l’autre pour un échange culturel. Jeune artiste, célèbre la culture burkinabè et africaine. Jeune étudiant et chercheur burkinabè, questionne les fondements de ta culture et puise y les éléments nécessaires pour bâtir un corps de sciences qui supportera le droit, l’économie, les sciences politiques, etc. plus adapté à la réalité de ta société ainsi qu’aux exigences du monde d’aujourd’hui. La tâche est immense et aucune paraisse intellectuelle ne devra t'empêcher de réaliser une telle entreprise.

3.    Notre nombre est notre force dit le Balai Citoyen. Numériquement, nous sommes les plus nombreux car 80% de la population burkinabè a moins de 35 ans. Nous sommes une population d’adolescents et de jeunes. Le Burkina Faso nous appartient et notre avenir est devant nous. Rien ne s’accomplira donc sur le plan politique sans la participation ou l’approbation des jeunes. Ne laisse pas des assoiffés de pouvoir ainsi que les politiciens moutons sacrifier ton avenir sur l’hôtel de leurs ambitions. Débarrasse-toi des politiciens corrompus mais souviens toi de ceci : le seul changement d'homme ou de femme à la tête du pouvoir ne signifiera pas nécessairement la fin de ton calvaire en tant que jeune et laissé pour compte de ce pays. Sans contre-pouvoir efficace, ils abuseront de ta confiance et ne serviront que leurs intérêts. Ils le feront par méchanceté, par manque de grandeur ou simplement par manque de vision. Jeunesse burkinabè, tu es un contre-pouvoir. Mobilise-toi comme un seul homme pour défendre tes droits civiques, politiques, économiques, culturels et sociaux.  Ton dynamisme, et ta détermination dans cette mobilisation pour ton avenir fera réfléchir deux fois ceux et celles qui dilapident les ressources de l’État sans construire pour l’avenir.

4.    Individuellement, chacun est excellent mais collectivement, nous sommes nuls voire même nuisibles. La jeunesse burkinabè a du génie. Il suffit pour s’en convaincre de faire le tour des universités africaines et mondiales pour voir comment les Burkinabè excellent. Le défi pour cette jeunesse, c’est l’action collective, la co-création. Comme preuve, voici une simple expérience à tenter. Essaye de rassembler tes anciens camarades de classe, de quartier, du lycée ou d’une quelconque université au Burkina Faso pour une action collective. Tu seras très vite confronté aux uns qui t’attaqueront personnellement juste parce que tu es l’initiateur. D’autres estimeront qu’ils ou elles ont plus de “valeurs” que toi et le reste préféreront « rester dans leurs coins », etc. Les raisons ne manquent pas pour expliquer une telle incapacité à co-créer. Les uns ne font pas confiance aux autres. Chez certains, c’est juste la peur que leurs carences émergent au grand jour dans une entreprise collective. D’autres enfin sont simplement mesquins, jaloux ou ont une fierté mal placée. Cette attitude nous poursuit même dans la vie professionnelle. Combien de jeunes s’associent dans notre pays pour créer des cabinets de soins de santé, ou des bureaux d'études en ingénierie, sociologie, droit, architecture, etc. ? Combien de jeunes chercheurs ou intellectuels se mettent ensemble pour écrire un article ou un livre? On se nuit collectivement, on s’autodétruit par cette incapacité à s’élever au-dessus de sa propre personne pour travailler en équipe et faire partir de quelque chose de plus grand, de plus solide et de plus durable.

5.    Notre nombre, c’est vraiment notre force mais si nous sommes dispersés, cette force faiblira. Il y en a qui disent fièrement: “c’est quand même moi là; je ne vais pas me dégrader à ce point en rejoignant une telle organisation incompétente et constituée de vauriens. Il ne faut pas gâter mon nom dêe!!” Mais justement, c’est parce que ça ne va pas au sein de cette organisation qu’elle a besoin de ton talent, de ton énergie et de tes idées pour faire la différence. Souviens-toi que mille poussins rassemblés font peur à l’épervier. Seul, tu ne représentes pas grand-chose. Seul, tu deviens vulnérable, une proie facile pour les forces obscures qui veulent te dévorer ou t’attirer dans leur rang pour que tu deviennes comme eux, c’est-à-dire corrompu, inactif, sans valeurs et sans dignité. L’union devient donc incontournable dans le combat contre l’injustice. Si tes idées sont mal comprises ou rejetées au sein de ton association, de ton organisation ou de ton parti politique, reste et bats-toi pour imposer tes idées. Si tes idées sont les meilleures, elles finiront par s’imposer d’elles-mêmes. L’unité doit prévaloir sur les forces de la division. Créer une autre structure pour défendre tes idées conduira à un émiettement des forces, à une multiplication inutile des acteurs face à tes adversaires qui s’en réjouiront. Apprends donc à argumenter de manière claire et persuasive pour défendre tes idées où que tu sois. Gagne toute confrontation par la force de tes arguments. La lutte doit être organisée dans l’union et la discipline pour triompher des forces de l’injustice. Ensemble, on a du poids, on devient solide et intouchable. Bats-toi pour des idées et non pour des individus. Ne sois pas le maillon faible par lequel la division passera. Fais confiance aux autres, soit un team player, et nourri toi de l’action collective.

6.    Thomas Sankara et Norbert Zongo sont des symboles irréductibles de la jeunesse burkinabè. Ils représentent à eux seuls le courage, l’intégrité, la créativité, la simplicité, l’humilité, et surtout le don de soi à la patrie. Sankara a tutoyé les dirigeants de ce monde. Il les a amenés à le respecter et à respecter le peuple burkinabè. Il a vécu debout, il a avancé sans courber l’échine. Il nous a rendu notre dignité et surtout, il nous à amener à croire en nous-même, en notre potentiel. Il est l'étalon de notre combat pour la justice et la dignité humaine. Norbert Zongo a mis sa plume au service du peuple. Il nous a rendu notre liberté d’expression. Il est pour notre jeunesse l'étalon de la droiture et de l’incorruptibilité. Comme Sankara, tu dois avoir de grands rêves et faire confiance en toi-même. Tu dois avoir le courage de t’accepter comme tu es et te libérer des chaînes mentales qui emprisonnent ton cerveau. Comme Norbert Zongo, tu dois dire non à la fatalité et éviter les raccourcis pour l’enrichissement matériel. Aie la connaissance scientifique de ta misère matérielle, connais le goût de ta sueur et travaille d’arrache-pied pour t’en sortir. Que le sang sacré de Thomas Sankara et de Norbert Zongo réveille en toi la soif de la justice, de la liberté, et de la dignité.

7.    Tu n’es pas pauvre. Tu vis simplement dans un pays qui a été appauvri par des gens sans scrupule. Le Général Sangoulé Lamizana affirmait en 1979 que son pays “souffre moins du manque de ressources naturelles que du manque d’imagination de ses fils et filles”. Ainsi, le scénario de ton épanouissement économique et social ne viendra pas d’ailleurs mais devra sortir des cerveaux des fils et filles de ce pays. Sois donc créatif et imaginatif. Aie l’audace de Thomas Sankara pour oser inventer l’avenir, le tien. Ton destin, ton salut est dans tes mains et non dans celui des généreux donateurs d’outre-mer. Théophile Obenga affirme que « l’erreur politique (…) commise par la plupart des responsables politiques africains, c’est de penser que le puissant Occident (…) constitue la bouée de sauvetage économique des peuples noirs d’Afrique ». Ne verse donc pas dans le larbinisme et la dépendance à l’aide étrangère car cette aide n’est qu’un calmant, un paravent pour ceux et celles qui abusent de tes droits. Réclame donc tes droits auprès de ton gouvernement. Amène ton gouvernement à te rendre compte de ses actions et non le faire seulement auprès des “bailleurs de fonds”. Fais le choix de vivre debout et non à genou.

8. Forme-toi et arme-toi de savoir si tu en a l’opportunité. Dans ce monde d’aujourd’hui, le savoir est une richesse. Cheikh Anta Diop disait que, «le développement intellectuel est le moyen le plus sûr de faire cesser le chantage, les brimades, les humiliations» tant au niveau personnel qu’au niveau national. Sur le plan international, le savoir est aussi un pouvoir. Le professeur Lichnerowicz disait que « chaque pays a le poids des cerveaux de ses chercheurs et cadres scientifiques ». Ne joue donc pas avec l'école. Elle ne garantit pas forcement le succès mais elle ouvre les yeux. La destruction des biens publics ou les grèves illimitées qui menacent ta formation académiques dans les écoles et universités sont à proscrire. Change de tactique ou de stratégie pour atteindre tes objectifs dans la défense de tes intérêts moraux et matériels en milieu scolaire et universitaire. Cultive le patriotisme et fais attention à ta moralité. La pire des humiliations pour un jeune intellectuel, c’est la prostitution intellectuelle c’est-à-dire, la location ou la vente de son cerveau à ceux ou à celles qui mangent la chaire et sucent le sang du peuple. Vendre ta conscience, tes principes et ton intégrité pour quelques privilèges que ce soit te rendra coupable de la souffrance de ton peuple. L’intellectualité sans la moralité est servile et nuisible.

9.    Ne confond pas formation intellectuelle avec accumulation de diplômes ou formation intellectuelle avec aliénation culturelle. Beaucoup ont des titres, des diplômes mais peu pensent réellement ou sont capables de produire du savoir. Ils deviennent comme des êtres à part qui vivent coupés de leur peuple avec qui ils n’ont plus rien en commun. Jeune Burkinabè, sache qu’en tant qu’Africain, nous sommes le seul peuple au monde qui au terme de notre formation académique connaissons tous des autres peuples mais rien sur nous-mêmes. L'école de demain devra donc être adossée à notre culture et s’appuyer sur nos langues. La formation intellectuelle ne doit pas nous couper ou nous éloigner de notre peuple mais nous rapprocher d’elle. La vraie connaissance, c’est la connaissance de soi et de son environnement. Celle qui fera que tu n’auras pas honte de ton peuple mais vivra avec lui comme un poisson dans l’eau. Le vrai intellectuel, c’est celui ou celle qui aura acquis cette connaissance de soi et de son monde pour semer le doute dans la société. Jeune Burkinabè, ne sois pas un intellectuel caméléon c’est-à-dire quelqu’un qui tente de plaire au peuple sans critiquer ouvertement les dirigeants engagés dans la mal gouvernance. Cheikh Anta Diop représente à n’en point douter l’étalon de l’intellectualité africaine. Arme-toi de savoir et de connaissance et discute d’égal à égal avec tes pairs car tu n’es pas un être inférieur et ne dois donc pas être assujetti perpétuellement à la tutelle intellectuelle d’autrui.

10. Il y en a qui disent : « aah maintenant, je suis marié donc je suis devenu un/une responsable surtout que j’ai des enfants. Les histoires de politique ou d’activisme, je ne suis pas dedans ». D’autres disent avec plaisir : « la politique, c’est pour les menteurs, les corrompus, etc. comme je ne veux pas me salir les mains ou qu’on me traite de menteur, je ne m’y engagerai pas. Je vais rester neutre.» Si les premiers ont une mauvaise compréhension de la responsabilité, les seconds sont simplement des « analphabètes politiques.» Comme le disait le poète et dramaturge allemand Bertolt Brecht, « le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix du haricot et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales.» Continue donc de rester dans ton coin ou de te chercher. Si les gens de bien comme toi refusent de militer dans des associations ou de s’engager en politique, les gens mauvais le feront à ta place (la nature a horreur du vide). Tu subiras passivement leurs mauvaises décisions et n’auras que tes yeux pour pleurer pendant que les gens mauvais se la coulent douce. Du reste, ceux et celles qui crient partout qu’ils sont neutres sont les mêmes qui animent passionnément les débats politiques autour de la bière et des poulets flambés dans les buvettes, les bars et les maquis. Et pourtant, quand on leur demande de joindre les efforts dans leur propre quartier pour faire quelque chose ou revendiquer leurs droits, ils/elles s'éclipsent. Pure hypocrisie sinon de l'irresponsabilité.

11. Jeune Burkinabè de la diaspora, tu es parti parce qu’entre autres raisons, tu redoute la vie dans ton propre pays par absence d'opportunités. Tu fais maintenant partie de la face visible du Burkina Faso à l’extérieur. Peu importe où tu te trouves, tu dois représenter valablement ton peuple. Ta nouvelle identité, les nouvelles valeurs que tu découvres ne doivent pas te faire oublier qui tu es et d’où tu viens. Ne jette surtout pas une pierre sur ton Bayiri (fais-le avec une motte de terre). Prête garde car l'intégration à l'extérieur peut être une illusion. Chez nous on dit que «le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera jamais en crocodile.» Quel que soit ton degré de réussite, tu subiras toujours d’une manière ou d’une autre de la discrimination. Nous ne serons jamais respectés à l'extérieur tant que l’Afrique ne sera pas respectable de l’intérieur. Tu dois donc contribuer autant que faire se peut au progrès de ton pays. Les jeunes de la diaspora burkinabè représentent un grand espoir pour le Burkina Faso. Ils/elles ont eu l’avantage de découvrir d’autres cultures, d’autres pratiques et technologies. C’est cette diaspora qui apportera donc de l’innovation dans nos manières de penser et d’agir au pays. Jeune Burkinabè de la diaspora, sache que même du dehors, on peut aider son pays. A toi de trouver les voies et moyens.

12. Tu me diras que tout ça c’est bien beau mais tu n’as ni les moyens ni le temps de t’en soucier. Une seule bière par jour, c’est au moins 200.000 francs par an de dépensé. Une bière plus un bon morceau de porc au four par jour, c’est au moins 720.000 francs de dépensé par an. Un poulet flambé par jour, c’est au moins un million de franc CFA de dépensé par an. Deux heures de ton temps par jour dans un maquis, c’est 720 heures (environ un mois) de temps gaspillés par année. Pour certains, ce n’est donc pas une question de manque de ressources ou de temps mais une question de priorité, de décision ou simplement de prise de conscience sur l’urgence de l’engagement pour se redéfinir. Lève-toi donc et marche débout, les yeux fixés vers l’horizon. Il faut avancer en rangs serrés et dans la dignité avec tes compagnons de lutte pour défendre et revendiquer tes droits. Assume également tes devoirs. Cultive l’amour de ton pays et défends ses intérêts sans compromission. Ne trahis pas ta terre mère car la terre chez nous ne ment pas. Tu dois surmonter les moqueries, le dénigrement, l’adversité, et la peur du lendemain pour résister. Ne sois pas un révolté mais un résistant imprégné par le sang des combattants de la justice et de la liberté, et qui cherche à agir coûte que coûte pour la victoire finale. Que cela soit écrit et accompli!

Dernière modification le Samedi, 21 Mars 2015 18:18

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