Dimanche 19 Novembre 2017
Namalgbzanga

Namalgbzanga

Qui sommes-nous?

Nous sommes des hommes et des femmes pétris par la modestie, l’humilité, le courage et l’espoir. Le courage d’arracher à la terre sèche et aride notre subsistance. La modestie qui nous commande une vie sans étalage tapagieux de ce que nous possédons. Nous ne sacrifions jamais l’essentiel pour la forme. L’humilité qui nous met en demeure de cultiver la solidarité, l’amour de la communauté malgré notre désir ardent de liberté individuelle. L’espoir qui donne des ailes à nos désirs de grandeurs, à nos rêves. Quand nous pensons à l’avenir, nous sourions.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) est mort; Vive le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP)!!! Crient les mauvaises langues. Mais ont-elles tort? Derrière le rideau du MPP, se trouvent Rock, Simon et Salifou affectueusement appelés RSS par les Burkinabè sur les réseaux sociaux. Ils font partie des architectes du système Compaoré. Ils auraient dîné avec le diable mais avec de longues fourchettes, dixit Salifou Diallo. Ils ont aussi accompagné le peuple burkinabè dans l’insurrection populaire d’octobre 2014 et dans sa résistance à la tentative de coup d’État du Gal. Diendéré en septembre 2015. Depuis Novembre 2015, le peuple burkinabè leur a confié son destin et ils sont (revenus) aux affaires… par la voie des urnes. Au regard de leur parcours politique, comment arriveront-ils à convaincre le peuple que leur gestion du pays sera bien différente de celle du régime Compaoré qu’ils ont (aidé à) façonner? Vu sous un autre angle, comment le Président Roch Marc Christian Kaboré (RMCK) évitera-t-il la ‘’Compaorisation’’ de son pouvoir pour mieux servir le peuple? Telle est la question!

Trouve-t-on normal que pour un pays d’environ 19.600.000 d’habitants, environ 200.000 personnes happent à eux-seuls 45% des recettes fiscales de l’État pendant que la norme communautaire se situe à 35%? Doit-on qualifier de ‘’front social’’ les revendications de 0,01% des Burkinabè? Ne faudrait-il pas simplement qualifier cela de front syndical et y apporter les réponses adéquates en gardant en mémoire les besoins cruciaux du peuple? En dernière analyse, les Burkinabè auront-ils tort de penser que leur administration publique se comporte comme le colon du XIXe siècle?

Norbert Zongo laisse à la jeunesse burkinabè et africaine, un héritage inestimable. Il n’a pas obtenu un doctorat mais sa contribution en termes de production intellectuelle surpasse celle de certains académiciens burkinabè. Il n’était pas un homme politique mais en dehors de Thomas Sankara, rares sont les hommes et femmes politiques au Burkina Faso qui jouissent de sa popularité auprès du peuple. Il n’était pas un sain mais vivait en parfaite symbiose avec le peuple. Il n’a jamais fêté son Nième milliard mais il était serviable et utile en ayant le cœur sur la main.

Malcolm X s’est investi au prix de sa vie, dans le combat contre le racisme envers les Noirs. Ce racisme, produit de l’idéologie de la suprématie blanche, avait fait des Noirs Américains des citoyens de seconde zone. La liberté, l’égalité, et la justice leur était refusé ou du moins, s’appliquaient à eux de manière arbitraire… Malcolm X a marqué les cœurs et les esprits de ses concitoyens de l’époque et certaines de ses idées considérées comme radicales de son temps, trouveraient aujourd’hui un écho favorable auprès d’une certaine jeunesse africaine.

Au soir du 04 novembre 2008, les États-Unis d’Amérique (É-U), un pays qui est né et qui a vécu de l’esclavage et de la traite négrière, avait enfin élu leur premier président noir. Ce fut un moment historique. Un vent d’enthousiasme saisit le pays et le monde entier à l’annonce de l’élection de Barack Obama comme 44ème président. Obama a lui-même initié cette flamme d’enthousiasme durant sa campagne en se présentant comme pouvant être le président du changement tant au plan interne qu’en matière de politique étrangère. Ce second volet de la réflexion sur l’action du président Obama explorera plus en détail le bilan de la politique étrangère des É-U sur les huit dernières années.

On continuera à se demander comment Blaise Compaoré a-t-il manœuvré pour rester à la tête du Burkina Faso durant 27 ans? Au lendemain du 15 octobre 1987, beaucoup de Burkinabè avaient parié que son pouvoir ne ferait pas long feu. Depuis lors, Blaise Compaoré et son régime ont survécu crise après crise pour finir par prendre en otage tout un peuple pendant près de trois décennies. Pour parvenir à cette fin, le silence a été parmi tant d’autres, un outil de gouvernance entre les mains de l’ancien locataire de Kosyam.

L’objectif de cet article c'est de faire appel à la vigilance des Africains, pour que la lutte contre le terrorisme ne devienne pas une excuse des gouvernements africains pour justifier le manque de progrès dans la quête de démocratie et de progrès économique et social.

Durant la campagne, Burkina Thinks proposera une série d'analyses pour alimenter le débat et la réflexion sur les candidats et leurs programmes.  Retenir toutefois que les opinions exprimées ne constituent nullement un rejet ou un soutien à un quelconque candidat. Après avoir lu pour vous les programmes des candidats Roch du MPP et Zeph de l'UPC, voici celui du candidat Bénéwendé de l'UNIR-PS. Il est difficile de parler du programme politique de l’UNIR/PS sans faire référence à Thomas Sankara. Le parti lui-même affirme que « l’UNIR/PS se veut l’héritière de l’idéal de Thomas SANKARA. » (p.3). L’enjeu pour ce parti, c’est de proposer pour le bonheur du peuple burkinabè une vision claire, qui peut s'inspirer certes des idées de la révolution du 4 août 1983, mais sans en être une transposition plate. En d’autres termes, le parti ferait œuvre utile s’il remettait les idées de Thomas Sankara au goût de notre époque pour en évaluer la pertinence avant de les proposer au peuple burkinabè.

Au-delà du fait que c’est la désapprobation massive du régime Compaoré qui a poussé les Burkinabè à se mobiliser, il y a lieu de s’interroger sur les principes organisationnels et politiques qui ont guidé la réussite de l'insurrection populaire et la lutte condre le coup d'État de Diendéré. L’objectif de cet article n’est pas de servir de recette à des troubles à l’ordre public ou d’inciter les gens à des soulèvements populaires. Il s’agit simplement d’une démarche intellectuelle à des fins de documentation de l’effort du peuple burkinabè.

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