Dimanche 23 Avril 2017

De l'Afrique de Cheikh Anta Diop à l'Afrique du cinquantenaire

Il y a de cela vingt cinq (25) ans maintenant, le 07 Février 1986, que Cheikh Anta Diop s’en est allé laissant ses disciplines et ses admirateurs dans un total désarroi. Ce pionnier de la lutte pour l’indépendance a, cependant, laissé pour la postérité une œuvre féconde d’une exceptionnelle richesse. En effet, sa production intellectuelle est prodigieuse et très impressionnante. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux et d’articles scientifiques de très grande valeur. Son œuvre a, non seulement, servi de vivier idéologique et identitaire au combat de nombreux nationalistes africains pour l’indépendance, mais encore, ses travaux sont devenus, aujourd’hui, un point de ralliement pour les nouvelles générations d’intellectuels africains et de la diaspora.

DE L’AFRIQUE DE CHEIKH ANTA DIOP A L’AFRIQUE DU CINQUENTENAIRE

Il y a de cela vingt cinq (25) ans maintenant, le 07 Février 1986, que Cheikh Anta Diop s’en est allé laissant ses disciplines et ses admirateurs dans un total désarroi. Ce pionnier de la lutte pour l’indépendance a, cependant, laissé pour la postérité une œuvre féconde d’une exceptionnelle richesse. En effet, sa production intellectuelle est prodigieuse et très impressionnante. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux et d’articles scientifiques de très grande valeur.

Son œuvre a, non seulement, servi de vivier idéologique et identitaire au combat de nombreux nationalistes africains pour l’indépendance, mais encore, ses travaux sont devenus, aujourd’hui, un point de ralliement pour les nouvelles générations d’intellectuels africains et de la diaspora. L’essentiel de son œuvre s’articulera autour d’un objectif final : l’unification politique de l’Afrique. Aujourd’hui, au moment même où, partout en Afrique noire, on célèbre le cinquantenaire des indépendances, il convient d’apprécier à sa juste valeur les analyses de Cheikh Anta Diop et rendre un hommage mérité à ce grand visionnaire.

En effet, pourquoi depuis les indépendances des années 60, les pays africains dans leur grande majorité n’ont pas encore réussi à poser les bases d’un développement endogène et durable malgré l’énorme potentiel humain et matériel dont ils disposent ? Simplement, parce qu’ils n’ont pas su ou pu se baser sur leur patrimoine historique et culturel pour se déployer dans les chemins du développement en prenant irrémédiablement leurs destins en main.

Nos dirigeants et nos élites n’ont pas réussi à réunir tous les éléments culturels et idéologiques nécessaires pour asseoir et bâtir des Etats nations. C’est ce que les œuvres de Cheikh Anta Diop nous permettent de comprendre. L’indépendance politique, disait-il, est inconcevable sans indépendance culturelle, sans l’acquisition ou la réactivation d’une identité culturelle surtout pour nous autres Africains qui sortions de quatre siècles d’esclavage et de colonisation. « En redécouvrant ainsi notre passé - précisait-il - on contribue à recréer la conscience historique sans laquelle il n’y a pas de grandes nations ».

Qui était Cheikh Anta Diop?

Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Caytou dans la région de Diourbel, près de la ville de Bambey, à environ 150 km à l’est de Dakar, en pays wolof, au Sénégal. C’est une époque de tourmentes et le continent tout entier est soumis à la domination coloniale impérialiste qui impose ses lois aux Africains. Le temps des grands empires et de la prospérité a été balayé par la traite négrière pour céder la place aux armées et aux états-majors européens en quête de nouvelles richesses.

Cheikh Anta Diop est issue d’un milieu d’opposants déclarés à la colonisation, celui des fondateurs de la grande confrérie islamique des Mourides (son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba,  fut déporté pendant sept ans au Gabon puis en Mauritanie). Son père, Massamba Sassoum Diop est décédé peu de temps après sa naissance. Sa mère, Magatte Diop, vécut jusqu'en 1984. Son éducation intellectuelle commence à l'âge de cinq ans quand il est envoyé à l'école coranique.

Il est ensuite scolarisé à l'école française, précisément à l'école régionale de Diourbel où il obtient son certificat d'études primaires en 1937. De 1938 à 1945 il poursuit ses études secondaires à Dakar et à Saint-Louis. En 1945, il obtient son « Brevet de capacité coloniale » (équivalent du bac) en mathématiques (juin 1945) et en philosophie (octobre 1945). Arrivé à Paris au cours de l'année 1946,  s'inscrit en classe de Mathématiques Supérieures au lycée Henri IV. En attente de la rentrée académique de l'année 1946-1947, il commence simultanément une licence de philosophie à la Sorbonne, sous l’enseignement du professeur Gaston Bachelard, et entreprend des études de linguistique au côté d’Henri Lhote, le découvreur des fresques sahariennes du Tassili.

En 1949, il inscrit sur les registres de la Sorbonne son sujet de thèse de doctorat ès lettres intitulé : « L’avenir culturel de la pensée africaine » sous la direction du Professeur Gaston Bachelard. Sa thèse complémentaire : « Qui étaient les Egyptiens prédynastiques ?» était placée sous la direction du professeur Marcel Griaule (le révélateur du savoir scientifique des Dogons). L’audace et la témérité affichées par Cheikh Anta Diop dans cette entreprise lui valent une grande hostilité dans le milieu universitaire. Le jury ne sera jamais constitué. Mais la thèse, non soutenue, paraît en 1954, aux éditions Présence africaine et connaîtra un succès retentissant sous le titre « Nations nègres et culture – De l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l’Afrique noire d’aujourd’hui ».

Le livre « le plus audacieux qu’un Nègre ait jusqu’ici écrit et qui comptera à n’en pas douter dans le réveil de l’Afrique », soulignera Aimé Césaire, en 1955, dans son livre intitulé  « Discours sur le Colonialisme ». Tellement audacieux que très peu d’intellectuels africains, à l’époque, oseront le soutenir ouvertement. Il faudra attendre vingt ans pour qu'une grande partie de ses théories se trouve confortée, à la suite du colloque international du Caire de 1974, organisé sous l'égide de l'Unesco et plus de vingt autres années pour qu'il soit pris acte de son oeuvre après sa disparition. Malgré cette hostilité, Cheikh Anta Diop poursuit des études pluridisciplinaires et obtient, en 1950, deux certificats de chimie (chimie générale et chimie appliquée) à la faculté des sciences de Paris.

Sa rencontre, en 1953, avec le grand physicien français Frédéric Joliot Curie, professeur de physique nucléaire au Collège de France lui permet d’entreprendre une spécialisation au laboratoire de chimie nucléaire de cette structure et des recherches à l’Institut du radium. La même année, il épouse, à Paris, une Française, Louise Marie Maes, diplômée d'Etudes supérieures en Histoire et Géographie. Quatre fils naîtront de cette union. En 1956 et 1957, il se réinscrit en thèse d’État de lettres, avec un nouveau sujet. La thèse principale est intitulée : « l’étude comparée des systèmes politiques et sociaux de l’Europe et de l’Afrique, de l’Antiquité à la formation des Etats modernes ». « Les domaines du matriarcat et du patriarcat dans l'antiquité classique» est le titre de sa thèse complémentaire.

Après bien de vicissitudes, le 9 janvier 1960, Cheikh Anta Diop soutient publiquement durant sept heures d’horloge, à l’amphithéâtre Louis Liard de la Sorbonne, sa thèse de doctorat d'Etat en lettres. Le préhistorien André Leroi-Gourhan (professeur au Collège de France) était son directeur de thèse, et son jury était présidé par le professeur André Aymard, doyen de la faculté des Lettres (spécialiste de l’antiquité grecque). Il comprenait, en outre, les éminents spécialistes suivants : Roger Bastide (sociologue), Hubert Deschamps (ethnologue) et Georges Balandier (spécialiste de l'AFrique). Une foule immense se déplace pour suivre les débats passionnément.

Conscient du « danger » intellectuel que représentait Cheikh Anta Diop, une mention honorable qui lui ferme la carrière universitaire lui est attribuée. Au Sénégal, le président Senghor se chargera, par la suite, de veiller personnellement, à ce que Cheikh Anta Diop n’enseigne jamais aucune matière. C’est donc dans un contexte historique et idéologique extrêmement hostile que Cheikh Anta Diop a conduit ses recherches sur la genèse de l’humanité et de la civilisation dont les conclusions étaient aux antipodes des fondements des idées généralement admises en Occident.

Certains de ses amis l’avaient, du reste, mis en garde par rapport aux difficultés que son entreprise ne manquerait pas de poser. Ainsi, Marcel Griaule qui ne vivra pas jusqu’à la soutenance de sa thèse, l’avait prévenu : « Le sujet que vous vous imposez n’est rien moins que planétaire et de nombreux spécialistes vous tomberont sur le dos, comme la première fois .» [1]

Les membres du jury se déchaînent : « Vous vous êtes entêté, malgré mes conseil… » lance le doyen Aymard, le Président de séance, même s’il concède après : « Votre œuvre, œuvre d’une pensée africaine est pour nous dans son ensemble, un travail précieux qu’on lit avec vif intérêt ». « Vous m’êtes d’une sympathie qu’il serait inutile pour moi de décrire ici, mais j’ai envie de vous boxer pour votre indiscipline », tempête André Leroi Gourhan. « …vous êtes encore trop jeune pour traiter de questions aussi étendues. Vous avez le mérite d’avoir posé le problème de l’homme prométhéen… », proteste le professeur Bastide.

La thèse sera immédiatement publiée, aux Éditions Présence Africaine sous les titres : « L'Afrique noire précoloniale »  et « L'Unité culturelle de l'Afrique noire ». La même année, paraît la première édition de son livre : « Les fondements culturels, techniques et industriels d'un futur Etat fédéral d'Afrique noire ». Ce ne sera qu’à partir de 1980, après le départ du président Senghor, que la situation académique de Cheikh Anta Diop connaîtra une nette amélioration au Sénégal. En effet, en 1981, il sera enfin nommé professeur associé d’histoire ancienne à la faculté des lettres de l’université de Dakar où il enseignera et dirigera des thèses jusqu’à sa disparition, le 7 février 1986, à son domicile de Fann, quartier situé non loin de l'Université de Dakar. Au lendemain de sa mort, son nom est donné à l’ancien Institut français d’Afrique noire (IFAN) ; en 1987, sur le vœu de l’ensemble du corps universitaire, l’université de Dakar, qui lui avait si longtemps fermé ses portes, devient l’université Cheikh Anta Diop.

L’œuvre de Cheikh Anta Diop

On peut regrouper l’œuvre de Cheikh Anta Diop en trois catégories et perspectives majeures. D’abord une perspective anthropologique que l’on trouve dans « Nations Nègres et Culture » (1954) ; « Antériorité des Civilisations Nègres » (1967) et « Civilisations et Barbarie » (1981). Ensuite, une approche historique que l’on retrouve de façon significative dans « L’Unité Culturelle de l’Afrique Noire » et dans « L’Afrique Noire Précoloniale » (1960) ; mais aussi, dans « Nations Nègres et Culture » (1954) et « Antériorité des civilisations nègres » (1967). Enfin, une perspective politique qui constitue l’épine dorsale de l’ouvrage intitulé : « Les Fondements Culturels, Techniques et Industriels d’un Etat Fédéral d’Afrique Noire » (1960). Ces trois perspectives, dans le travail de Cheikh Anta Diop, traduisent deux positions majeures par rapport auxquelles il s’est clairement prononcé et qui amènent ses lecteurs soit à le vénérer ou à le haïr.

La première est à la fois anthropologique et historique dans sa nature et se résume aux quatre points suivants : L’humanité est divisée en trois races qui ont une origine commune ; le premier homme était noir, y compris l’Australopithèque, l’Homo erectus et l’Homo sapiens ; les mutations sont survenues plus tard ; la civilisation égyptienne était noire. La seconde découle d’un développement logique de ses recherches sur les plans anthropologique et historique. Il estime, en effet, que si l’Afrique veut occuper une place respectable dans le concert des nations, elle doit réaliser son unification politique.

« Nations nègres et culture » ou la restauration de la conscience historique africaine

Cet ouvrage de Cheikh Anta Diop paraît à un moment où un grand nombre d’intellectuels, d’anthropologues et d’historiens africanistes, d’égyptologues, de philosophes, etc., pour la plupart français et occidentaux, sont encore pétris de terribles préjugés sur l'infériorité de la race noire, sur le prélogisme de la mentalité africaine supposée primitive et l'exclusion du monde noir africain de l'histoire universelle. Cheikh Anta Diop va prendre le contre-pied théorique de ce milieu solidement établi dans l'enceinte même de l'université française. Dans son livre, il s’attèle, avec passion et rigueur, à faire la démonstration que la civilisation de l'Egypte ancienne était négro-africaine.

Si l'ouvrage dérange, c'est non seulement parce que Cheikh Anta Diop propose une « décolonisation » de l'histoire africaine, mais aussi parce que le livre fonde une « Histoire » africaine à partir de l’analyse de l'identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies, de la délimitation de l'aire du monde noir qui s'étend jusqu'en Asie occidentale, dans la vallée de l'Indus et de la démonstration de l'aptitude des langues africaines à supporter la pensée scientifique et philosophique. En redonnant une histoire, une conscience historique aux Africains, il souhaite surtout rétablir leur dignité.

Cependant, il ne faudrait pas se tromper de combat en s’arc’boutant sur les idées de Cheikh Anta Diop pour prouver l'intelligence et les mérites de l'Homme noir face au reste de l'humanité. Il s’agit plutôt pour lui de lever le voile obscurci par des années de mensonge d’une certaine intelligentsia, de scientifiques et penseurs occidentaux sur l’histoire de l’Afrique. D’autres spécialistes confirment aussi cette analyse. Ainsi, Ki Zerbo écrit : « Pour l’ethnologue préhistorique, il semble qu’il y a 20.000 ou 30.000 ans, la race noire était de beaucoup la plus répandue dans le monde, que son aire géographique s’étendait de la Corée aux rives du Danube et du sud de l’Inde aux rivages méditerranéens en couvrant également la totalité du continent noir ».

Ce n’est donc pas pour rien que l’on a appelé l’Afrique « le continent noir ». Il poursuit ensuite en ces termes : « Nous devons remonter à nos sources et jusqu’aux plus lointaines. Je pense ici à ce qu’on peut appeler la question d’Egypte et même la bataille d’Egypte. Deux questions se posent ici. D’abord la parenté entre l’Egypte et l’Afrique noire actuelle. Les témoignages de cette parenté pullulent et tous sont prêts à les admettre. Alors se pose la deuxième question, celle de l’antériorité et du sens du courant d’influence. Alors certains égyptologues mettent le véto. C’est le mérite de Cheikh Anta Diop d’avoir, après les historiens et savants comme Hérodote, Volney, Amélineau, accumulé les preuves tendant à identifier les Egyptiens comme d’authentiques nègres » [2].

Aujourd’hui, le livre du savant, historien et philosophe de l’histoire sénégalais est plus que cinquantenaire. Par la portée de son questionnement, l’ambition de «Renaissance africaine» au seuil duquel elle porte le débat, cette œuvre a passé le temps et est devenue un classique et un incontournable des œuvres intellectuelles négro-africaines. « Nations nègres et culture » est une puissante oeuvre scientifique qui explore et développe des thématiques majeures que la recherche scientifique a depuis lors corroborée ou a retenu comme objet de ses préoccupations majeures : l’origine africaine de l’Homme, l’antériorité des civilisations africaines (industries, arts, organisations, écriture, etc.), l’appartenance de l’Egypte antique à l’Afrique noire, les grandes migrations et la formation des ethnies africaines, etc.

La dimension universelle de l’ouvrage est affirmée dans la démonstration de la contribution africaine à l’évolution des civilisations humaines dans les domaines des mathématiques, de la médecine, des lettres, de la philosophie, de l’architecture, de l’astronomie, etc. La réflexion de Cheikh Anta Diop est consciente de son caractère révolutionnaire et attaque les préjugés et l’idéologie dominante, à savoir, l’eurocentrisme et la pensée raciste rationalisée depuis Gobineau et par la grande majorité des anthropologues africanistes européens et occidentaux. Avec « Nations nègres et culture », cette conception tombera de son piédestal intellectuel et sera l’objet d’une constante déconstruction.

L’Afrique cesse ainsi d’être le parent pauvre de l’histoire, de la civilisation, de la science, de l’abstraction, de l’innovation sociale et organisationnelle. Le nègre se trouve désormais en compagnie des pharaons bâtisseurs des pyramides, des grands empires du Ghana, du Mali, de Zimbabwe. Le patrimoine africain ainsi expurgé de la chape de plomb des préjugés dévalorisants, qui tentaient de légitimer l’expropriation des peuples africains soumis à l’agression impérialiste occidentale, prend désormais une attractivité extrêmement mobilisatrice. « Nations nègres et culture » a connu un mouvement d’excitation collective et de passion communicative que peu d’ouvrages de réflexions et d’œuvres intellectuelles négro-africaines pourraient revendiquer.

En effet, l’écriture diopienne démonte, démontre en même temps qu’elle interpelle. Embrassant l’Afrique pré-coloniale jusqu’aux civilisations antiques d’Egypte, d’Ethiopie, de Nubie, de Zimbabwe, l’ouvrage de Cheikh Anta Diop rapproche tout le substrat négro-africain du continent africain. Les Afro-descendants des Caraïbes et des Amériques ont, à la suite de ses travaux et de ceux de ses disciples, réinvesti le champ de l’histoire et de leurs origines africaines. L’impact des thèses de Cheikh Anta Diop aura réussit, en partie, à retourner ce que des siècles de déportation avaient fait passer pour irréversible : la séparation et l’éparpillement physique et mental des Africains et des Afro-descendants.

C’est pourquoi un des grands mérites de la révolution introduite par les travaux de Cheikh Anta Diop est d’avoir fécondé la révolution afrocentrique qui a favorisé un recentrage psychologique et intellectuel des Africains et Afro-descendants sur l’Afrique, ses valeurs et sa culture, à partir d’une base anthropologique scientifique et un questionnement philosophique rigoureux. C’est dans cette dynamique que se situait Bob Marley qui accusait, sous le terme de Babylon system,  le monde industriel capitaliste d'utiliser les peuples dominés pour son profit et de les broyer ainsi dans un engrenage humain incontrôlable. Mieux que les politiciens africains, ce chanteur et guitariste de reggae jamaïcain, avec sa célèbre composition Africa Unite contenu dans l’album Survival, sortie en 1979, a fait comprendre aux masses africaines la nécessité d’une Afrique unie.

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Notes

1. Zorgbibe, Charles (2004).  Senghor et Cheikh Anta Diop ou la restauration de la conscience africaine , in : Geopolitique africaine/OR.IMA International, n° 13, 2004. 161-174). [Retour]

2. Ki-Zerbo, Joseph (1957).  Histoire et conscience nègre , Présence Africaine, 1957. 67-68 [Retour]

Dernière modification le Dimanche, 26 Avril 2015 11:43

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