Jeudi 23 Novembre 2017

Éditorial: Massacre à Gaza

Écrit par Lundi, 04 Août 2014 00:00
«Le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens de bien», disait Martin Luther King, repris par Norbert Zongo. En tant qu’Africains, nous sommes tentés de nous occuper de ce qui nous regarde, c’est-à-dire nos propres problèmes, mais il serait une erreur de considérer que ce qui arrive à Gaza ne nous regarde pas...
Les jeux olympiques d’Hiver 2014 qui ont eu lieu à Sochi, en Russie, ont beaucoup mobilisé les médias occidentaux, non pas pour les prestations sportives des athlètes ou l’organisation pharaonique entreprise par la Russie, mais pour une loi russe qualifiée d’«homophobe» par l’Occident. Récemment, c’est l’Ouganda et le Nigéria qui ont déclenché la colère occidentale pour avoir adopté des lois réprimant la pratique de l’homosexualité. La question de l’homosexualité s’annonce comme le champ de bataille des affrontements idéologiques et culturels du futur entre l’occident et le reste du monde. Quand les réticences internes à l’Occident se seront éteintes, la libre pratique de l’homosexualité sera déclarée nouveau standard de civilisation et de respect des droits de l’homme auxquels tous les autres…
Le livre sur lequel porte cette critique est intitulé « L’Afrocentricité ». Il a été écrit par l’un des plus brillants intellectuels Africiains-américains de notre époque, Molefi Kete Asante. L’auteur est actuellement Professeur au « Department of African American Studies » à Temple University, Philadelphia, Pennsylvania, USA. Publié en Anglais sous le titre original de « Afrocentricity : The Theory of Social Change », il a été traduit en Français par la guadéloupéenne Ama Mazama, une de ses « disciples » qui enseigne également dans le même département à Temple University. Ce livre porte essentiellement sur l’exposé d’une philosophie d’action pour les Africains et leurs descendants, appelée Afrocentricité. L’auteur définit l’Afrocentricité comme « la croyance en la position centrale des…
On raconte qu’au moment de l’abolition de l’esclavage, certains esclaves devenus libres, ne savaient plus comment disposer de leur liberté loin de leurs maîtres. Après tant d’années de servitude, pendant lesquelles ces esclaves ne pensaient et n’agissaient qu’en fonction des désirs et ordres de leurs maîtres, ils en sont arrivés à redouter leur propre liberté. Aujourd’hui, au Burkina Faso, sous le «règne » de Blaise Compaoré, beaucoup ont fini par développer cette mentalité de l’esclave qui a peur de ce qu’il va devenir sans son maître. Ainsi, certains Burkinabè se laissent tourmenter par cette question : Qui est capable de remplacer Blaise Compaoré ?

Les pyramides, ce fabuleux héritage de Kemet

Écrit par Mardi, 18 Février 2014 00:00
"Qui a fait ça et pourquoi ?" dit la voix off dans le documentaire "La révélation des pyramides" produit en 2010 et réalisé par le documentariste français Patrice Pooyard. "Qui a fait ça ?"... la narratrice parle de pyramides qui se trouvent à des dizaines de milliers de kilomètres de distance et qui furent construites à des époques différentes, en Afrique, en Asie et en Amérique. Sachant que ce film a un certain impact médiatique sur la toile et qu'il s'apparente à une bombe lancée dans le petit monde très fermé de l'égyptologie occidentale, la publication de cet article a pour but de resituer, modestement, cette "révélation" dans le contexte global du grand périple de l'humanité.
Rien qu’à travers son prénom typiquement africain, on sent l’attachement des parents de l’auteure Dambisa Moyo à leur continent, l’Afrique et à leur patrie, la Zambie. C’est donc sans surprise qu’ils ont fait le choix de retourner dans leur pays natal à la fin de leurs études aux USA. En Zambie, ils ont œuvré chacun à sa manière pour la construction de la Nation Zambienne. Sa mère est une banquière et son père, un universitaire qui lutte contre la corruption notamment à travers des émissions radiophoniques. En parcourant le livre de Dambisa Moyo, on a cependant l’impression que le fruit est tombé loin de l’arbre. Dans la préface, elle décrit elle-même le peu d’envie qu’elle a de retourner au pays…
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