Jeudi 22 Février 2018
Rien qu’à travers son prénom typiquement africain, on sent l’attachement des parents de l’auteure Dambisa Moyo à leur continent, l’Afrique et à leur patrie, la Zambie. C’est donc sans surprise qu’ils ont fait le choix de retourner dans leur pays natal à la fin de leurs études aux USA. En Zambie, ils ont œuvré chacun à sa manière pour la construction de la Nation Zambienne. Sa mère est une banquière et son père, un universitaire qui lutte contre la corruption notamment à travers des émissions radiophoniques. En parcourant le livre de Dambisa Moyo, on a cependant l’impression que le fruit est tombé loin de l’arbre. Dans la préface, elle décrit elle-même le peu d’envie qu’elle a de retourner au pays…
La crise financière et sociale mondiale actuelle frappe durement l’Afrique malgré les tentatives de minimiser son impact par nos dirigeants politiques et leurs thuriféraires. Mais, comme le disait le sage chinois Lao Tseu : « Quand les gros maigrissent les maigres meurent ». Cette crise affecte les Africains et les Burkinabè en particulier. Malheureusement, devant cette situation, très peu de voix, notamment au niveau des intellectuels burkinabè se font entendre pour éclairer le peuple et contribuer aux débats d’idées nécessaires au progrès de toute société. ... les intellectuels burkinabè évoluent trop souvent en solo. Enfermés dans leurs minuscules tours d'ivoire, ils communiquent rarement entre eux. Ils jouent chacun leur partition et apparaissent comme des farfelus si ce n’est des fous…
La célébration des cinquante ans d’indépendance des pays d’Afrique Noire anciennement colonisés par la France, à Paris le 14 juillet à l’occasion de la fête nationale française est une véritable humiliation pour les Africains. Annoncée comme une blague, la cérémonie aura finalement lieu. Les dirigeants de quatorze pays africains se réuniront à Paris le 13 juillet autour du président français Nicolas Sarkozy pour un diner « familial » suivi d’un défilé de leurs armées respectives le 14 juillet sur les Champs Élysées à côté de l’armée française.
La politique française n’en finit pas avec ses feuilletons politiques aussi fracassants les uns que les autres. Après l’affaire sidérante de l’ex-patron du FMI, un autre feuilleton s’ouvre, cette fois sur la face cachée de la politique africaine de la France. Robert Bourgi, avocat français qui semblait jouer les bons offices de ce réseau occulte et mafieux, la françafrique, fait des révélations sulfureuses qui sans nul doute ont dû faire trembler un certain Francois Xavier Vershave dans sa tombe. Un intellectuel dont le combat, toute sa vie durant a été de porter au grand public ces relations occultes qui ont longtemps été renvoyées du discours politique officiel. ... qu’est-ce qui distingue la France des autres ex puissances coloniales pour qu’elle…
Il y a de cela vingt cinq (25) ans maintenant, le 07 Février 1986, que Cheikh Anta Diop s’en est allé laissant ses disciplines et ses admirateurs dans un total désarroi. Ce pionnier de la lutte pour l’indépendance a, cependant, laissé pour la postérité une œuvre féconde d’une exceptionnelle richesse. En effet, sa production intellectuelle est prodigieuse et très impressionnante. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux et d’articles scientifiques de très grande valeur. Son œuvre a, non seulement, servi de vivier idéologique et identitaire au combat de nombreux nationalistes africains pour l’indépendance, mais encore, ses travaux sont devenus, aujourd’hui, un point de ralliement pour les nouvelles générations d’intellectuels africains et de la diaspora.

L'enjeu des langues africaines

Écrit par Lundi, 10 Mai 2010 00:00
Qu'appelle-t-on analphabète ? L'Encyclopédie Encarta le définit ainsi qu'il suit : "Personne qui n'a appris ni à lire ni à écrire". Il convient d'y ajouter une précision cependant : une personne peut être alphabétisée dans une langue, mais être analphabète dans une autre. Ainsi, une personne peut parfaitement maîtriser le grec alors qu'elle est entièrement analphabète en arabe ou en mooré.
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